Petite lettre à un personnage de l'univers d'Ajia, qui comprend déjà plusieurs romans et jeux, et ce recueil de nouvelles "Le phare de Capernam". L'autrice est Jeanne Perrin et c'est joliment édité par pvheditions. Comment vous dire... j'adore ! Dans la petite touche d'absurde et l'univers complexe, j'y retrouve quelque chose de Terry Pratchett. Je me suis amusée à écrire à une sorte de divinité. ^^
Cher Personne,
Je déposerai cette lettre à la bibliothèque, sur le fauteuil, face aux soupirails grillagés. Si je n'ose pas m'aventurer si loin, peut-être la confirais-je à la Chouette.
J'ai hésité longtemps à vous écrire. Mais vous m'intriguez, et contrairement à vous et aux autres impermanents, je n'ai pas toute la vie. Enfin si. Mais j'ai la mort aussi. Après, nous pourrions nous croiser sur ma route vers le phare de Capernam, mais ce ne serait pas pareil. Et je ne suis pas certaine de bien réussir à regrouper mes pensées une fois morte. Donc bref, je vous écris.
Déjà, j'aimerais comprendre. Vous gardez la bibliothèque de Mathurin, mais vous êtes aussi le secrétaire de Cardinal. Or, ces deux-là ne s'apprécient guère. Est-ce que cela fait de vous une sorte de pont entre les deux ? Un lien entre le peintre et son rival ?
Je suis certainement trop curieuse. Peut-être même un peu impolie de parler ainsi à une légende. Mystère... c'est votre vrai nom. Pourquoi lui préférez-vous Personne ? Ce doit être compliqué de s'appeler Personne, non ?
En vérité, je ne vous écrivais pas pour rien (je n'aurais pas osé). J'avais une vraie question. Il s'agit d'une question de littérature. Je suis de ces permanents qui apprécient lire, comme vous, je crois. Bien que vous soyez un permanent, bien sûr, on se comprend. Donc en tant que chat, ou fumée, ou signôt, en tout cas en tant que lecteur, vous semblez aimer les romances. J'en lis pour ainsi dire pratiquement pas. Ainsi, peut-être auriez-vous une ou deux références à me conseiller ? Je vais aussi me laisser tenter par ce livre dont vous parliez à Karasu, "Toujours la même bataille". Peut-être vous y retrouverais-je ?
L Agostini.