Le pistolero poursuit l’homme en noir, voilà à quoi pourrait se résumer le 1er tome de la saga de la Tour Sombre. Un résumé certes réducteur mais on ne peut plus pertinent. Car Roland de Gilead (le pistolero) n’a qu’un but en tête, mettre la main sur Walter (l’homme en noir), un personnage étrange, sans doute un peu sorcier, qui connaît le chemin vers la tour sombre. On ne sait pas ce que cette dernière représente vraiment, on ne sait pas pourquoi Roland veut absolument se rendre jusqu’à elle et on ne sait pas pourquoi Walter est une clé pour y parvenir. On ne sait pas non plus dans quel monde l’action se déroule ni dans quelle temporalité mais on découvre une terre aride, sans technologie, où la présence humaine est aussi rare qu’inquiétante. On découvre aussi deux personnages iconiques à souhait dont la fuite en avant se révèle passionnante de bout en bout !
Pas simple de mettre le nez dans l’univers de la tour sombre tant l’entrée en matière est déstabilisante. Sans explications claires sur les tenants et les aboutissants, on en est réduit à faire des conjectures. Qui sont Roland et Walter ? Qu’est ce que ce monde dans lequel ils évoluent et à quel type de récit avons-nous affaire ? De la Fantasy, du post apocalyptique, du western, du fantatsique ou de l’horrifique ? Disons un gros mélange des genres où il faut accepter d’être mené par le bout du nez sans savoir à quelle sauce on va se faire manger. Évidemment quelques pans du voile sont levés, quelques indices laissés pour ne pas nous perdre en chemin mais, à l’évidence, le lecteur n’a accès dans ce premier tome qu’à la toute petite partie immergée d’un iceberg cachant bien d’autres secrets et révélations à venir.