Le shérif Cohen partage son quotidien avec son père et un fils qui lui donne du fil à retordre… Alors qu’il tente de gérer ses tourments familiaux, il se lance sur la piste de la disparition de Lucas…
Le récit alterne entre le parcours du shérif et celui du jeune garçon. Dès les premières pages, certaines redites viennent perturber la lecture ; si le début capte l’attention, l’histoire s’étire ensuite longuement sur la mise en place des deux personnages. Au bout de quelques chapitres, une question s’impose : où veut-on en venir ? On connaît déjà le kidnappeur et sa victime, mais le récit ne s’arrête pas là. Après de longues pages à suivre le quotidien du shérif et celui de Lucas, j’atteins péniblement la dernière centaine de pages… et là, tout bascule. Le rythme s’emballe enfin en conclusion.
Certains thèmes abordés auraient pu donner de la profondeur au livre : harcèlement scolaire, problème d'argent, Alzheimer, relations père-fils, séparation, violences infantiles et leurs conséquences… mais tout est effleuré en surface. Malgré les épreuves traversées par le shérif, je ne suis pas parvenu à m’attacher à lui. En revanche, Lucas devrait venir me rendre visite, je suis peut être atteinte car j'avais une sacré envie de faire passer un mauvais moment à Nathan, il a réussi à m’insuffler une réelle émotion, fût-elle négative.
La fin détaille les motivations derrière chaque geste ou presque de chaque personnage…
Si quelques touches de cynisme parsèment le récit, on est loin de la noirceur mordante d’autres romans de Paul Cleave que j’ai pu lire. Pour moi, ce titre ne fait pas partie de ses meilleures œuvres.