Ma lecture de ce livre est la suivante : Yasmina Khadra n'a pas pu rester les bras croisé face aux horreurs que subissent les palestiniens surtout avec le déferlement de violence qui a fait suite au 7 octobre 2023.
Le prieur de Bethléem nous emmène à travers une fraction de l'histoire de ce peuple via un jeune homme a qui la colonisation israélienne retire tout et qui ne cède ni à la violence ni à la haine aveugle pour finalement se faire moine pas par vocation ou appel de Dieu (jamais au premier plan dans ce livre ou la religion est pourtant le facteur principal de ségrégation des peuples) mais par dégoût du monde.
Les descriptions sont bonnes et certaines phrases font violemment mouche ("Gaza devenu tour à tour le ghetto de Varsovie, l'Oradour-sur-Glane, les morts-vivants d'Auschwitz et Dresde de l'hiver 45.") mais le récit manque cruellement de ... récit. On ne cherche rien, ne découvre rien, le lecteur n'attend rien si ce n'est que la suite de la description des horreurs et le nom de la prochaine personne qui décèdera. D'ailleurs les passages qui s'éloignent de la brutalité sont souvent ratés (e.g. l'aventure avec la française, l'entrée au monastère).
Je suis heureux que ce livre ait été écrit mais ce n'est vraiment pas son meilleur.