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Ogre de Barbarie
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Mais ce que j'avais pressenti en étudiant la biographie curieuse de Michel Tournier et ce fils adoptif se révèle malheureusement au grand jour dans ce roman, traversé par un parfum de perversité, qui ne se contente pas de friser avec l'interdit : sa quête constitue la ligne directrice de l'œuvre.
Quelques extraits.
"Mais on peut en avoir une connaissance immédiate - et combien plus touchante ! - en passant rapidement les lèvres sur la peau [d'un enfant]." p. 428
Tournier a beau jeu d'invoquer des légendes populaires (l'Ogre) ou des analogies empruntées à la haute culture (le poème de Goethe). Ces masques littéraires ne sauraient détourner du fait que c'est tout l'univers mental d'un pédophile qui est dévoilé, sa psyché malade, ses obsessions et lubies charnelles, la pulsion, les méthodes de prédation.
Comment parler subtilement et magistralement d'un sujet qui ne l'est pas. A ceux qui m'accuseraient de ne pas avoir "compris le livre", je répondrais que vous êtes bien naïf.
Non, car on a beau être abreuvé de concepts ("la phorie"), basculer dans le scientifique (l'étude clinique de l'anatomie infantile), la destination indiquée sur le billet est claire : voyage au cœur des fantasmes d'un pédophile en plein transfert.
/edit : lire compléments en commentaires.
Créée
le 14 août 2021
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