En quelques mots :
Ce roman avait un potentiel immense, mais il se perd dans les digressions scientifiques, la surcharge de personnages et un manque d’émotion. Un Dan Brown intéressant, parfois brillant, mais qui m’a laissée frustrée et que j'ai plusieurs fois pensé abandonné.
En beaucoup plus de mots :
À chaque nouveau roman de la saga Robert Langdon, la communauté est en émoi et moi aussi. C'est avec impatience et tremblements que je me procure rapidement le titre pour en découvrir la substance, l’enquête, les rebondissements et le thème choisi.
Cette fois, Dan Brown m’a réellement surprise avec un sujet dont je n’avais jamais entendu parler : la conscience universelle. Extrêmement documenté, il explore les secrets de notre cerveau ou plus exactement de ce qui n’y serait pas (je vous laisse découvrir le sujet, je ne vous en dirai pas plus...)
Mais voilà, j’ai plus eu l’impression de lire un essai déguisé plutôt qu’un véritable roman. L’auteur nous assène du début à la fin de son roman de concepts, d'analyses, d'exemples et de retours d’expérience, tout cela porté par des flashbacks incessants qui cassent complètement le rythme. Alors même si au début, on reste sur une approche plutôt fantastique avec le pont Charles brumeux, des fantômes, une histoire de Prague riche et mystérieuse, Dan Brown laisse rapidement tomber l'ésotérique et le fantastique pour le purement scientifique. Et par la même occasion, m'a laissé sur le bord du chemin.
J’ai failli abandonner au bout de 400 pages, tant je n’avais aucune envie d’y revenir. Les 260 suivantes ont été lues dans la souffrance (et j’exagère à peine). Pourtant, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce roman, que je trouve même meilleur que le précédent. L'auteur chouchoute son lecteur avec des courses-poursuites, un jeu du chat et de la souris, parfaitement maîtrisés, mais l’ensemble est brouillé par trop de personnages secondaires inutiles.
Ce roman polyphonique est trop riche avec bien trop de personnages secondaire. Certains ne vont parler que sur une demie page avant de passer au suivant, d'autres vont parler sur quelques centaines de pages puis disparaissent aussi rapidement qu'ils sont rentrés dans l'histoire. Ce qui m’a réellement gênée, ce n’est pas la quantité, mais plutôt leur plus-value inexistante à l'histoire .
Quant à l’histoire d’amour entre Langdon et Katherine, elle est d’une fadeur absolue et totalement insipide et je n'ai pas vu d'intérêt de ce côté.
Le seul personnage vraiment marquant et qui sauve de bout en bout le roman est le Golem, fascinant. Il apporte un regard différent à l'histoire. Bon ou mauvais, vérité ou mort, il incarne à lui seul la lumière et l'obscurité. Sa présence habite le roman. Dan Brown a su me surprendre avec la révélation de son identité et ça vaut le coup de le préciser.
Vous l’aurez compris : je suis déçue. J'avais écrit concernant Origine : "Ce livre n'est pas mauvais et il trouvera son public comme à chaque fois, il se lit facilement mais je vais essayer d'oublier celui-ci tout en espérant que le prochain retrouvera les codes qui ont fait le succès de Dan Brown." j'aimerai en dire finalement la même chose. Je veux des tableaux, des sculptures, des lettres historiques avec des secrets, je veux des pièges à éviter, je veux un trésor à découvrir, je veux des secrets de Vatican, je veux retrouver Langdon comme le digne fils de Lara Croft et Benjamin Gates.