Paradoxalement, Julia DE FUNES utilise son anti-identitarisme comme moyen pour flinguer l’individualisme ; quel dommage.

Si elle est vraiment du côté de l’émancipation, comme elle le dit, pourquoi est-elle férocement contre l’écriture inclusive ?

Lorsqu’on écrit sur le sujet on doit se renseigner un minimum. Actuellement il n’y a pas encore de consensus scientifique sur la question, en revanche les premières études sur tendent à dire qu’il y a effectivement un biais masculin dans notre langage qui serait préjudiciable pour les femmes. Ce biais pourrait probablement être atténué par certaines formes d’écritures inclusives.

Donc on peut-être contre, tout en étant du côté de l’émancipation, mais alors il faut aller démontrer que les premières recherches se trompent. (Aussi, mais ce n’est pas le cas de Julia, on peut être contre l’écriture inclusive tout en étant contre l’émancipation, dans ce cas-là il n’y a pas besoin de nier la science puisque la possible soumission des femmes n’est plus un problème). Dans son cas, Julia ferait mieux de ne pas se positionner sur la question.

Si elle dit ne pas nier l’existence de la dysphorie de genre, pourquoi montre-t-elle une telle sévérité envers les gens qui refusent d’être catégoriser ou identifier uniquement par ce qu’ils ont entre les jambes ?

« Penser que l’identité procède d’une volonté ne mène là encore qu’à une impasse. En niant le Biologique, le réel, le factuel, les néo-féministes ‘’genristes’’ évitent d’aborder l’une des grandes difficultés de la femme : son corps. » Elle va devoir comprendre que le cerveau aussi fait partie du corps. Soit la dysphorie de genre est réelle et dans ce cas-là ce n’est pas qu’une question de volonté, soit c’est effectivement un fantasme. Mais on ne peut pas dire qu’elle existe tout en disant aux genristes de la fermer parce qu’ils ne seraient pas dans le réel.

Julia, c’est ton dégout qui t’égare.

On va pouvoir te ranger avec les néo-réacs : Eric Naulleau, Caroline Fourest, Natacha Polony, Michel Onfray…

Pour finir, et là je pense que Julia De Funès devrait être d’accord : ce n’est pas l’identité en soi qui est problématique, c’est le fait de lui donner trop de valeur, de juger majoritairement à partir d’elle (ce que veulent faire certains ‘’Woke’’ en proposant l’instauration de quotas ou l’augmentation du salaire en fonction du sexe ou de la couleur de peau et ce que veulent faire les Zemmouristes avec leur nationalisme) ou même de la figer (et là nous sommes 100% d’accord avec Julia).

L’identité est un concept assez abstrait, et chacun doit pouvoir se définir comme il le veut dans la limite de la réalité, qui elle, nous fait rentrer dans du concret. Un homme ne peut pas se définir comme étant un cheval ; en revanche un être humain qui a un pénis est sexuellement un homme, mais s’il a une dysphorie de genre (ce qui semble être une réelle possibilité scientifiquement) doit pouvoir, d’un point de vue du genre, se considérer comme non-binaire ou de genre féminin.

Créée

le 8 avr. 2023

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