Un cran en dessous du précédent opus (Cendrillon). Mais on retrouve ici avec bonheur la maestria avec laquelle Eric Reinhardt plonge son lecteur dans la vie décousue de ses héros, en utilisant avec brio flashbacks, reminiscences, flash forward, sans jamais nous perdre un seul instant.
Procédé littéraire donc, mais son utilisation permet de concilier de manière remarquable la perte totale de repère du héros dans les faits et son univers mental. Il ne sait plus ou il habite...Et nous non plus. Pour notre plus grand bonheur.
La charge sur le système capitaliste est sans doute légèrement excessive, mais elle a le mérite d'être romancée intelligemment.