Si l’on est happé dès les premières lignes par l’écriture, ce que nous raconte ces lignes nous émeut par la suit pour de bien sombres raisons.
L’homme que sa mère a épousé n’avait pas laissé percevoir la violence potentielle que son parcours allait peu à peu révélé. Il est doué, suffisamment pour réussir brillamment ses études de médecine, mais déjà, la voie royale qui l’attendait est compromise par une addiction au Palfium qui le conduit à se servir dans la pharmacie de l’hôpital. Plus grave encore, c’est sa jeune épouse qui fait les frais de la colère qu’il l’habite . La narratrice confie la douleur d’une enfance vécue dans un état de crainte perpétuelle de voir sa mère mourir sous les coups.
Ce récit émouvant est construit de façon très originale, les chapitres de l’histoire familiale alternant avec des comptes rendus d’examens médicaux, qui ancre la narration dans une réalité palpable.
Une superbe écriture pour ce premier roman prometteur.