J’ai beaucoup aimé ce premier tome de la saga. Gen est un personnage auquel on s’attache très vite malgré (ou grâce à?) ses défauts – tout comme le reste des personnages d’ailleurs. L’univers crée est efficace, cohérent, simple à comprendre et à s’imaginer malgré la diversité de noms fictifs ce qui permet de mieux s’y immiscer.
L’histoire met du temps à se mettre en place, et le rythme est assez lent – particulièrement au milieu du livre – mais ce n’est, étrangement, pas du tout dérangeant, au contraire. Cela permet de s’attacher davantage aux personnages et de construire un lien de confiance avec eux, même quand on ne le devrait pas ;). Cela permet d’éviter l’écueil des histoires surchargées d’événements s’enchaînant les uns après les autres sans que le tout ne soit très crédible.
La dernière partie de l’histoire est de loin la plus intéressante: elle tient en haleine et donne envie de finir le livre d’une traite. Les multiples révélations, mensonges et trahisons surprennent totalement, et il aurait été impossible de les deviner.
Une fois le livre fini, plus qu’une seule envie: lire la suite de la saga!
Je dois toutefois avouer que le fait que Gen ne soit pas un simple voleur issu du peuple, mais le Voleur de la Reine, et surtout membre de la famille royale, enlève un peu de son charme et rend plus difficile l’identification que j’avais pour lui en tant que lecteur. Je me rassurerai en me disant qu’Eddis n’est qu’un petit royaume, et que Gen n’est pas si privilégié… (pas sûr que ça marche).