Mina écrit à sa fille Helena, incarcérée, dont elle n'obtient aucune réponse. Elle finit par lui amener sa propre fille dont elle s'occupe, et la prisonnière ne sait que manifester que de l'indifférence lointaine. De cet état de quasi-mort sociale, succède le décès physique d'Helena. Puis sa fille mène sa vie et tente de grandir, avec le poids de ce manque affectif, de ce vide familial.
L'idée (me) paraît intéressante a priori, mais rien n'égaie le récit ; la seconde protagoniste, la fille d'Helena, tente bien de construire sa vie, mais tout semble retomber comme un soufflé. Les moments de grâce se font attendre, semblent apparaître, sans en tirer véritablement profit. Tout cela est assez intéressant, mais un tantinet glauque, en tout cas un peu trop à mon goût.