J’ai fait la connaissance de Guillaume Sire lors de l’édition 2024 de Livres dans la boucle, le festival littéraire bisontin. Ayant apprécié sa conférence et sa personnalité, j’y fis l’acquisition de son dernier roman, Les Grandes patries étranges, et Émeline, qui m’accompagnait ce jour-là et qui apprécia également l’intervention de l’auteur toulousain, jeta son dévolu sur Les Contreforts, le précédent. Il était alors prévu que nous échangerions ces livres afin que chacun d’entre nous lise les deux. Sept mois plus tard, Émeline et moi ne sommes plus ensemble mais, comme nous continuons à partager nos passions communes en amis, elle m’a comme prévu prêté son exemplaire dédicacé. Et comme j’ai été subjugué par Les Grandes patries étranges, j’étais plus qu’impatient de lire Les Contreforts afin de savoir si Guillaume Sire allait rejoindre le cercle des auteurs dont je lis systématiquement les romans dès leur sortie.
Après avoir longuement hésité à vous faire languir jusqu’à la fin de cette critique, j’ai finalement décidé de vous donner la réponse dès à présent : oui, Guillaume Sire a rejoint ce cercle fermé. Et pour cause ! Les Contreforts est un roman aussi prenant que Les Grandes patries étranges, un roman où les personnages, tous plus truculents et succulents les uns que les autres, sont au service d’une histoire prodigieusement extraordinaire, un roman où chaque scène est un enchantement, où chaque phrase est une pourvoyeuse de dopamine en puissance – un shoot légal et bon pour la santé, excusez du peu !
Je vais donc rapidement m’enivrer des précédentes productions de cet auteur fabuleux, en attendant qu’il nous offre un nouveau roman qui sera, je l’espère, tout aussi addictif que les deux plus récents.