Je me suis fait avoir par les phrases apposées en exergue par l'éditeur sur le bouquin même, et sur son site Internet : « La quintessence du noir dans la plus magnifique tradition américaine », « Une déflagration romanesque, un récit à mèche courte qui vous saute à la gueule », « Un récit décapant entre Gangs of New York et un roman de Dickens ! Un western à couper le souffle ! », etc. Avec des notes élevées çà et là sur le web, des critiques dithyrambiques et une maison d'édition réputée pour la qualité de ses publications, Les Dynamiteurs semblait avoir toutes les qualités requises pour faire boum-boum dans mon cœur. Je suis sorti déçu de cette lecture, au demeurant rapide et aisée, un peu pour les mêmes raisons que la précédente, également chez Gallmeister, My Absolute Darling : un usage excessif de la violence qui frôle la complaisance, et une écriture un brin paresseuse.


La première partie du roman, celle qui décrit la façon dont le narrateur Sam et les autres enfants tentent de survivre à la misère dans laquelle ils vivent, est pourtant prometteuse. Mais dès que les adultes - Goodnight le géant muet et Cole le psychopathe - rentrent dans l'histoire, ça vire vite à la boucherie. À force de pendaisons, immolations, éviscérations, gorges tranchées et crânes fracassés par une matraque/crosse/poing/talon, sans oublier bien sûr quelques jolis feux d'artifice avec la dynamite du titre, l'histoire perd vite tout intérêt. Le soi-disant côté « roman d'apprentissage » sur la perte de l'innocence et la fin de l'enfance cède le pas à une escalade de la violence inepte, que Sam du haut de ses 14 ans nous conte en égrenant quelques perles de sagesse sur le sens de la vie et la difficulté de l'amour...

mazthemaz
4
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les livres qui se lisent aux toilettes

Créée

le 18 oct. 2021

Critique lue 210 fois

Les Dynamiteurs

Les Dynamiteurs

8

Lalitote

le 8 sept. 2020

Suivre

Superbe roman initiatique

Les dynamiteurs de Benjamin Whitmer On n’a aucune idée de ce que pouvait être Denver (Colorado) à la fin du XIX ème siècle. Un territoire où les déshérités sont regroupés aux abords de la ville dans...

Les Dynamiteurs

Les Dynamiteurs

5

CykerLogo

le 21 oct. 2021

Suivre

Critique de Les Dynamiteurs par Cyker Logo

J'ai découvert Benjamin Whitmer, et plus largement les éditions Gallmeister, avec "Cry father" qui m'avait vraiment interpellé: l'écriture incisive, le récit hors sol. Un bon cocktail! J'ai donc...

Les Dynamiteurs

Les Dynamiteurs

8

ceciloule

le 8 sept. 2020

Suivre

Roman d'apprentissage et western

En 1895 dans le Colorado, une bande d'orphelins vit recluse dans une Usine désaffectée jusqu'à ce que l'avilissement et la corruption humaine ne les rattrapent. Un roman d'apprentissage à la Mark...

La Tour sombre

La Tour sombre

5

mazthemaz

le 18 oct. 2017

Suivre

Une petite bafou-bafouilleu...

Étonnant... Je viens de voir ce film qui s'intitule La Tour sombre, mais qui n'a rien à voir avec l'excellentissime série de romans de Stephen King... Et pourtant, j'ai bien cru voir le nom de...

La Main au collet

La Main au collet

7

mazthemaz

le 3 mai 2017

Suivre

Copycat

La Main au collet est la preuve indiscutable qu'autrefois, la Côte d'Azur n'était pas bétonnée... Qui l'eut cru ? Tourné durant l'été 1954, le vingtième film américain d'Alfred Hitchcock, qui s'ouvre...

Une femme disparaît

Une femme disparaît

8

mazthemaz

le 4 avr. 2017

Suivre

Le Maître du suspense... comique !

Un film qu'on pourrait qualifier de jeunesse, bien qu'Alfred Hitchcock eut alors près de 40 ans, tournât son seizième long-métrage parlant et s'apprêtât à quitter son île natale pour les États-Unis...