Les fantômes de Detroit par CosmixBandito
Chris Mankowski décide de quitter la brigade de déminage pour celle des crimes sexuels afin de tranquilliser sa copine. Résultat celle-ci le plaque, le psychiatre lui balance qu’il est probablement un homo refoulé parce qu’il a peur des araignées, son père sexagénaire chez lequel il squatte s’interroge sur l’incapacité de son fils à mener une vie sentimentale normale, et enfin il n’a aucun mal à se faire passer pour un ripoux auprès de freaks psychotiques rescapés des années 70. D’abord parce qu’il conduit la Cadillac de son père, mais surtout parce qu’une fois mis à pied, il entreprend l’exploration d’une zone floue - jusqu’à quel point le fait de repêcher des batons de dynamites dans la piscine d’un millionnaire abruti par l’alcool, et le reste, pour se les mettre de côté, s’apparente t-il a à de la rétention de preuve ? – zone qu’il arpente débarrassé de son insigne, mais armé d’un flingue qu’il n’hésite pas à vider. Son personnage part donc d’assez bas, comme toujours chez Leonard : ils n’ont pas grand-chose à perde, mais ils font néanmoins tout ce qu'il peuvent pour. Rien ne semble pouvoir empêcher un raté en devenir d’accomplir son cheminement vers la médiocrité, jusqu’au moment où Leonard, grand optimiste qui s’ignore, arrête le manège fou de son récit au péage : on ne fait pas demi tour, on paye et on repart, en ligne droite si possible.