Contrairement à d'autres, je ne classe pas ce livre comme misogyne ou machiste.
Je le classe tout simplement parmi les romans ennuyeux.
Pour résumé, ce livre traite des réflexions insignifiantes d'un écrivain égoïste et torturé, Costals.
Le fil principal du livre est la correspondance qu'il entretient avec une admiratrice, Jeanne Hacquebaut.
Une admiratrice qu'il semble mépriser mais à qui il ne peut s'empêcher de lire puis d'écrire.
Dans ce comportement, on peut voir l'essence même du personnage : incapable de s'adapter au monde dans lequel il vit et de le changer positivement.
Il exprime sa frustration en adoptant un comportement cynique et à travers une fuite en avant permanente.
Sa seule manière de se connecter positivement à une femme est de copuler avec elle. Ce faisant, Costals enchaînent les conquêtes et ne créé aucun lien durable.
Un mode de vie qui n'est pas sans inconfort, comme le montre le passage où ce dernier s'inquiète d'avoir contracté une MST.
Plutôt que de construire et de prendre son temps, Costals saute donc sur tout ce qui se bouge et finit par se retrouver avec une existence vide de sens qui le déprime.
Dans la dernière partie du roman, Costals va songer à se marier. Non pas parce qu'il est amoureux; mais à cause du «démon du bien» -autrement dit parce que ce serait quelque chose à faire.
Costals n'est au final qu'un personnage sans idée, incapable de donner un cap à son existence. Il saute sur tout ce qui bouge, part dans tous les sens, et finit par se retrouver nulle part.
À la fin, on n'est même plus triste pour le personnage principal; mais tout simplement écœuré.