Le lanceur d'alerte s'embourgeoise. Après avoir décrit avec coeur et précision le quotidien misérable d'un Ehpad des bords de Seine, le voilà qui entame son nouveau livre en passant directement à la case déboulonnage des politiques. Et de mettre d'office Aurore Bergé au peloton d'exécution, quand l'apparition de Xavier Bertrand en Mogul fondateur attendait au moins le chapitre 36 de l'enquête précédente. Les medias avant le réel? La priorisation laisse sourdre une légère inquiétude : n'est-ce pas trop tôt? A-t-il eu le temps de vraiment travailler avec la même rigueur? L'auteur se pose en commentateur sardonique de BFM, Julian Assange se transforme en chroniqueur de Quotidien.
Puis, l'enquête commence. Mauvais remake de la précédente. Même méthode, mêmes résultats : même constat d'une rentabilité à tout crins, d'une maltraitance systémique. Mauvais polar d'une mauvaise série : mêmes dialogues de tontons flingueurs cherchant à élargir le tiroir-caisse, mêmes combines mafieuses pour récupérer toutes les miettes du pactole sur les parents victimes. Ce n'est pas le livre qui est mauvais, c'est le monde qu'il décrit. Et que le récit soit divertissant joue contre lui : voici des procédés d'écriture bien commerciaux, eux aussi.
Peu de temps après sa prise de poste, les directrices lui font remonter les difficultés du terrain : absentéisme, turnover, surcharge de travail, etc. Mais l’aspect le plus problématique concerne la maintenance et les travaux. « Je me retrouve totalement démunie face aux retards, dit-elle. C’est à partir de ce moment que je vais vraiment me rendre compte que ce qu’il y a derrière la belle façade, ce n’est que du vent. Vous avez dû entendre parler de la “qualité perçue” ? C’est leur maître-mot. L’essentiel, c’est que ce soit présentable, que ça fasse beau. »