Une commission se réunit pour trancher : qui est responsable, le conducteur ou le véhicule ? Nous sommes en Angleterre, où les voitures autonomes sillonnent les routes, mais la perfection n’est pas de ce monde. L’informatique, c’est aussi les hackers, et voilà que huit passagers sont détournés de leur chemin, emportés vers une destination inconnue où la mort les attend. Certains seront épargnés si la commission obéit aux exigences des pirates…
Pour ne pas changer d’habitude (la plupart du temps), je vais rouler à contresens des avis.
Certes, le sujet est captivant et le départ prometteur : on se perd sur la route avec nos huit voyageurs, on suit l’histoire de chacun, et de ce côté, c’est une réussite. Là où j’ai ralenti, c’est l’ennui qui s’installe : les personnages principaux m’ont presque tous irrité, je les ai regardés depuis ma vitre en les dépassant, souriant parfois à leurs réactions ou à leur absence de réaction. Les personnages secondaires, bien plus fascinants, auraient mérité d’être mieux exploités. Quelques incohérences dans le livre m’ont fait freiner, mais c’est à la fin que j’ai écrasé la pédale : le face-à-face et la conclusion en elle-même…
Ce roman interroge sur l’IA, sur ce que l’État peut faire de nos données, et surtout sur les réseaux sociaux et ces réactions « étranges » que chaque être humain peut avoir aujourd’hui face à l’horreur, au malheur des autres…
Avec John Marrs, j’avais déjà partagé un bout de route il y a longtemps avec Ames sœurs, un voyage que j’avais apprécié. Très vite, la même année, j’avais pris le chemin de Parti en fumée, une expédition dont je me serais bien passé. Depuis, nous ne nous étions pas revus jusqu’à aujourd’hui. Cette excursion se situe à mi-chemin entre les deux...