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Effet doublon ?
Chaque nouvel opus signé Amélie Nothomb est attendu à la maison car je n’en suis pas la seule et unique lectrice régulière. Mon mari s’est pris au jeu et il m’a même encore une fois devancé pour...
le 17 sept. 2018
Chaque nouvel opus signé Amélie Nothomb est attendu à la maison car je n’en suis pas la seule et unique lectrice régulière. Mon mari s’est pris au jeu et il m’a même encore une fois devancé pour celui-ci. Heureusement, il ne m’avait rien dévoilé sinon il y aurait eu de sacrés représailles. Bref, là n’est pas le sujet qui nous préoccupe.
Est-il bon alors ce cru 2018 ?
Déjà, il repart sur une thématique déjà vu dans l’univers Nothomb : la famille. Ce sera pour servir une autre cause plus dévorante encore : la vengeance, la haine aussi.
On avait eu à ce propos la haine avec le côté maternel l’an dernier, la voici côté paternel. Question de parité sans doute lol !
Plus qu’un simple roman, on est de nouveau dans la fable, le conte car dans le monde réel, les choses se passent différemment même si on n’est jamais au bout de nos surprises tant la nature humaine est fantasque. Il faut donc recevoir cet écrit pour ce qu’il est et pas pour ce qu’il n’est donc pas.
Le style est toujours ultra fluide, les mots, les phrases, pourtant très travaillés, recherchés, coulent comme l’eau vive d’une rivière rafraichissante. On s’y abreuve et jamais notre soif n’est étanchée car aucune lassitude.
On a notre lot de trouvailles surprenantes, cocasses, amusantes. C’est du Nothomb pur jus.
Mais j’avoue être restée sur ma faim en revanche et contrairement à mon mari qui l’a trouvé tout simplement brillant.
Je crois y avoir trouver trop de clins d’œil aux marottes d’Amélie, un sentiment de déjà lu même si, comme toujours, je n’ai pu m’arrêter de lire le texte offert. On ne se lasse pas des bons petits plats, c’est le cas aussi pour les écrits signés Nothomb.
Reste que je n’ai pas été assez surprise par l’intrigue (le point faible à mon sens, même si c’est très ingénieux) pour que ce cru 2018 reste dans mes favoris. Celui de l’an dernier était autrement plus fort.
Créée
le 17 sept. 2018
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