Les Rêveurs
6.8
Les Rêveurs

livre de Isabelle Carré (2018)

Je referme ce livre avec l’impression moi aussi d’avoir rêver le temps de quelques centaines de pages. Isabelle Carré nous entraîne dans ses souvenirs d’enfance et de famille avec une plume si douce, si pure et poétique mais également addictive. Elle nous raconte sa famille peu ordinaire dans une construction narrative « en désordre », absolument pas chronologique. Elle nous livre des souvenirs, parfois flous, parfois réinterprétés, parfois précis. Où est le « vrai » parmi le « faux ? Quelle importance puisque finalement, il s’agit d’un récit, tel un rêve ou un film avec l’actrice en voix-off.


Un vrai bonheur dans les apparences : derrière cette impression heureuse d’enfance pleine de liberté, on découvre dans ce roman de la mélancolie, de la tristesse, et de nombreux moments difficiles. On ressent aussi énormément le questionnement, le désarroi parfois, de cette petite fille très réfléchie, qui veut juste être aimée et qui est devenue cette femme discrète et douce, une talentueuse actrice. Isabelle Carré se dévoile, et arrive à nous transmettre à travers ses mots tout un tas d’émotions, et c’est beau…


En résumé, un vrai coup de coeur ! Les rêveurs est un livre sublime que je recommande ! Un livre que j’ai lu en numérique grâce aux éditions Grasset et au site Netgalley que je remercie, mais surtout un livre que j’achèterai en version papier pour le relire et le savourer à nouveau ! Mais Les rêveurs, c’est aussi, je pense, un livre à écouter, avis aux amateurs de livres audio.


mon billet sur le blog



Notre vie ressemblait à un rêve étrange et flou, parfois joyeux,
ludique, toujours bordélique, qui ne tarderait pas à s’assombrir, mais
bien un rêve, tant la vérité et la réalité en étaient absentes. Là
encore, et malgré la sensation apparente de liberté, il fallait jouer
au mieux l’histoire, accepter les rôles qu’on nous attribuait, fermer
les yeux et croire aux contes.



» Au pied de l’arc-en-ciel, se dissimule toujours un trésor « , nous
répétait mon père. Notre univers avait la texture d’un rêve, oui, une
enfance rêvée, plutôt qu’une enfance de rêve.


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le 15 févr. 2018

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