Ce livre romance l'histoire d'une famille bourguignonne depuis le Moyen-Age jusqu'à aujourd'hui. Il la relie à la création puis à l'évolution du mouvement ouvrier français au travers des personnalités des descendants d'"Antoine le jacobin" : 1848, la Première Internationale, la Commune, la création du PCF, les critiques du stalinisme, la liaison avec les trotskystes, la crise de la IVe Internationale, l'intégration dans le parti socialiste derrière Cambadelis, dont l'auteur a été la compagne.
Certains morceaux sont très bons, surtout lors de la rupture de la famille avec le PCF durant "l'Affaire de 70" où l'un des enfants est accusé d'être un agent parce qu'il émet des critiques sur l'orientation de la direction de son parti.
Ce qui motive l'auteur c'est de s'émouvoir des belles utopies de son clan, qu'elle estime vouées à l'échec car elle a renoncé à la revolution et rejoint le PS (elle se définit aujourd'hui comme une "bobo" écologiste proche du Front de gauche).
Selon elle, le communisme a été la religion des pauvres, disparue avec son église et ses papes. Car ils sont condamnés à la défaite. Les références au catholicisme sont systematiques.
Le livre devient ridicule de nombrilisme et de niaiserie dans la troisième partie, dans lequel elle justifie ses propres renoncements.
Un si beau sujet gâché : dommage.