Comme souvent lorsqu’un livre m’a ennuyé, cette critique sera brève. Dans Les Talons rouges, Antoine de Baecque mélange la grande histoire de notre pays (la révolution française, le renversement de la royauté et la naissance de la république) au mythe du vampire. Malheureusement pour lui, la mixture se révèle aigre et il en résulte un roman insipide et pénible à lire.
Mon plus grand reproche concernant ce roman se situe dans l’absence de dialogues. A de très rares exceptions près, les récits de ce genre ont beaucoup de mal à me plaire, cette absence de dialogues m’empêchant d’entrer dans le récit, de vivre l’action ; j’ai l’impression de subir les faits alors que ce que je recherche dans la lecture, c'est faire corps avec le récit. De plus, le côté vampirique du récit est anecdotique et n’apporte rien à l’histoire : je ne vois pas l’intérêt de la chose.
La partie historique, quant à elle, est parfaitement documentée et retrace fidèlement le déroulement des évènements – rien à dire à ce niveau. Mais cela ne suffit pas pour faire de ce roman un roman intéressant et agréable à lire.