M'en voilà fini avec mon deuxième (et pas dernier) Frank Herbert : "Les Yeux d'Heisenberg". Et disons le d'emblée, ce type a du génie... Ecrit il y a plus de vingt ans, le livre est toujours d'une actualité brûlante sur bien des domaines : DPI (diagnostique préimplantatoire), quête constante de l'immortalité, "castaisation" de nos dirigeants, accès au soins...
Bref, un livre autant intéressant philosophiquement et politiquement que pour son côté divertissant. Herbert a aussi le chic de vous faire entrer dans son histoire avec la douceur d'un Uppercut en pleine gueule, parachuté dans son univers débordant de termes scientifiques ou simplement sortis de son imagination et devinez-quoi ? Ça marche ! Ça se lit facilement. Ça se comprend.
Mais pour moi reste avec ce livre un problème majeur (d'où la note) chez ce cher Herbert : sa froideur. Son histoire n'accueille pas le lecteur (est-ce volontaire ?), les personnages sont de glace et antipathiques alors qu'on voudrait au moins un "héros" (un personnage principal, comprenez) à qui se raccrocher, à qui s'attacher... Et non, rien. Rien. Rien.
Et c'était la même chose lors de la lecture de "Dune"... dommage, c'est mon seul bémol.
Bref, vive la SF !