Liberté pour les ours ! est l’ultime roman de John Irving qu’il me restait à lire. Le romancier américain étant tout en haut de mon panthéon personnel, j’ai longtemps repoussé cette lecture car, ce roman étant son premier, je craignais quelque peu la comparaison avec les nombreux chefs-d’œuvre qu’il a écrits. Mais ayant lu tous ses autres livres (à l’exception de son recueil de nouvelles que inaugurera mon année littéraire 2027), il était temps pour moi de me jeter à l’eau.
Et malheureusement, mes craintes se sont avérées fondées puisque Liberté pour les ours ! (publié en 1968), sans être foncièrement mauvais, ne fait que laisser entrevoir le talent à venir de John Irving bien qu’on y trouve déjà quelques caractéristiques qui feront son succès : des scènes insolites et facétieuses à souhait et un style narratif fortement inspiré par Dickens, par exemple. Mais le tout est encore relativement brouillon et la première partie – le livre en compte trois – m’a désarçonné du fait de son intrigue abstruse.
Une lecture à réserver aux admirateurs purs et durs tels que moi, mais déconseillée aux lecteurs et lectrices qui souhaiteraient découvrir l’univers de John Irving.