« Sur le marché aux bestiaux, il est deux sortes de paysans, celui qui transige et vend sa vache et celui qui se bute et la ramène. Évitez de ramener la vôtre... » (page 139)
Bien calé dans mon fauteuil, j’ai jeté un regard vers le ciel, puis je me suis jeté dans l’histoire…Ce Dimanche 4 octobre 1925, à Locarno, dans la douceur du lac Majeur, s’installent autour d’une vaste table carrée, des hommes aux visages graves, avec trop de morts dans les yeux, trop de jeunes fantômes sur les épaules. On s’épie, on se regarde, on se découvre. « Et soudain une pensée me glace : tous ces hommes ont fait la guerre, ils ont tiré... » (page 147)
« Une conférence de paix annoncée comme décisive, pour faire vraiment la paix, enterrer la hache de guerre, surtout entre les deux ennemis héréditaires, l’Allemagne et la France. » (page 15)
Et le lecteur ne peut plus les quitter, captivé, plongé en ce début du siècle dernier, un siècle à la fois témoin de la mort industrielle et de la vivacité de la vie culturelle.Un livre essentiel par ses profondeurs historiques et culturelles embrassant les points de vue soviétique, allemand, français et britannique. Un livre bien écrit, sensible sans sensiblerie, cultivé sans pédanterie, fin et équilibré, léger et profond. Un livre à lire et faire lire.
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