En voilà une BD, qu’elle est fraîche !!


Les Luchadores Five apparurent en France dans les magazines « Lucha libre », édités par les Humanoïdes associés, puis ressortis sous forme de luxueux albums comme l’atteste le 4ème de couverture : « LUCHA LIBRE enfin en cartonné ! Et pas n’importe quel carton, du véritable carton bois de trois millimètes d’épaisseur, pas moins. Les pages y sont attachées avec de la colle vaporifuge a durée utile accrue en stockage !! Chaque album LUCHA LIBRE vous offre 622 grammes de bande dessinée robuste et indéchirable, garantissant un confort de lecture optimal aux vrais amateurs de cartonnage, et ce dans les circonstances les plus extrêmes. LUCHA LIBRE, la bande dessinée indestructible. ». Avec de tels arguments marketing, vous vous ruerez sur ce petit bijou, j’en suis persuadé.


Mais trêve de calembourdaines, je vous parle du truc en question. Les Luchadores Five c’est avant tout et surtout, une bande de potes aux personnalités bien affirmées (la force du récit), fans de Lucha libre (catch mexicain). Ils sont ordinaires, avec leurs qualités et leurs défauts, donnent des raclées autant qu’ils en prennent. Ces petits défauts les rendent sympathiques et l’identification avec ces justiciers s’en trouve facilitée. Je leur reconnais le courage de s’afficher en public masqués, les exposant ainsi aux moqueries des badauds. Jerry Frissen a bien réussit à donner vie a ses personnages, ceux-là étant cohérents dans leurs attitudes, réactions et paroles. Les interactions entre eux sont logiques. Ils se vannent souvent comme le font de vrais amis et certaines rivalités, ou conflits, s’installent et se résolvent aussi vite qu’ils sont apparus.
La galerie de personnages secondaires, ou de « méchants », n’est pas non plus en reste puisque nous trouverons Igor et Grishka souffrant de troubles de la personnalité, de redoutables hommes-poissons bagarreurs et fans de Rock N’ Roll, une bande de surfeurs crétins superficiels, de vieux acteurs gâteux de films d’action hollywoodiens à la retraite, un dinosaure (ou un homme déguisé en dinosaure ? on ne saura jamais), des loups-garous à la ramasse, un nain colérique sosie d’Elvis Presley , une armée de pygmées,……


Le scénario est assez prenant, notamment grâce à une narration rythmée et dynamique : alternance de scènes de baston vraiment bien foutues et de passages plus comiques et légers, notamment grâce à de subtils échanges verbaux.
Les dessins sont assez sympas, les visages expressifs et les couleurs mettent vraiment en valeur les graphismes. On reconnaîtra facilement l’influence manga chez Bill ainsi que celle du cinéma pour ce qui est de ses découpages.


Lecture agréable que ce Luchadores Five, dynamisme de la naration, graphismes sympas, galerie de personnages jubilatoire et dialogues croustillants. Bon déstressant.

Al-Core
7
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le 10 sept. 2019

Critique lue 44 fois

Al Core

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