Le roman débute sur un cliché très souvent utilisé. D'un côté, nous avons droit à un gosse de riche pourrie gâté et rebel qui doit trouver quelqu'un en urgence pour avoir la paix, et s'il peut embêter ses parents par la même occasion, c'est parfait. De l'autre, on a un pauvre étudiant qui peine à joindre les deux bouts, avec pas la meilleure réputation qui soit et des soucis personnels qui feraient passer ceux du gosse de riche pour du pipi de chat. On mélange le tout et ça donne une union rocambolesque qui finie plus ou moins bien en fonction des cas. Mais, pour le coup, ce cliché est plutôt bien amené et exploité, et l'histoire ne s'arrête pas à ça.
En effet, la place de la famille prend très vite le dessus et la cohésion et le soutiens qui règne au sein des Bellwether est assez touchant. Chaque membre est suffisamment bien détaillé pour être attachant et nous pousser à vouloir en savoir plus sur leur quotidien et à vouloir les voir heureux. Leurs galères sont énormes, mais restent réalistes et donnent un assez bon contraste avec la famille de James. Celle-ci n'est d'ailleurs pas en reste, car l'auteur démontre avec justesse, sans avoir besoin de trop en faire, à quel point l'argent ne fait pas le bonheur et à quel point il est difficile de vivre tranquillement lorsqu'on ne se conforme pas au moule qui nous était prédestiné.
Après, bien qu'elle soit plutôt sympathique, je trouve la romance un peu moins intéressante au bout d'un moment parce que les histoires secondaires le sont davantage. Mais, cela doit être dû au fait qu'elle devient comme un élément naturel dans leurs vies respectives, donc on ne s'y attarde même plus.
Une histoire vraiment sympa à découvrir avec un univers bien développé et des décors qui changent, pour une fois.