Le pitch est simple : Maria est morte. Je dois retrouver la femme qui m'a quitté pour le lui annoncer. Puis partir.
Jean-Paul Dubois est un clown. Et comme tous les clowns, il est triste. Difficile d'avoir une vision plus sinistre de la vie que lui, à part s'appeler Michel Houellebecq.
Mais quel souffle, quel intelligence dans le choix des mots; pas une page lue sans se dire qu'il parvient à construire un univers bien à lui tout en évitant tout cliché.
Je voudrais citer 1 000 descriptions qui m'ont tuées, mais je laisse le soin au futur lecteur de s'approprier les siennes.