Si tu pensais que l’enfance était synonyme d’innocence et de douceur, Matilda de Roald Dahl est là pour te rappeler que parfois, les enfants sont bien plus malins que les adultes… et qu’avec un bon cerveau (et un peu de télékinésie), on peut remettre pas mal de monde à sa place.
Matilda, c’est une gamine géniale, précoce, passionnée de lecture… mais affublée d’une famille qui ferait passer les Deschiens pour des érudits. Papa est un escroc beauf, maman est une accro au bingo, et tous deux sont convaincus que leur fille est une perte de temps. Ajoute à ça une directrice d’école sadique qui semble sortie d’un camp d’entraînement militaire, et tu comprends vite que la vie de Matilda n’est pas un conte de fées.
Mais voilà, Matilda est bien plus futée que tout ce petit monde. Elle lit des livres bien avant l’âge où les autres galèrent à déchiffrer une notice IKEA, elle réfléchit, elle observe, et surtout… elle décide de ne pas se laisser faire. Parce que parfois, la meilleure manière de survivre dans un monde absurde, c’est d’être encore plus malin que lui.
Roald Dahl, fidèle à lui-même, manie l’humour noir et l’absurde avec une justesse délicieuse. Les méchants sont abominablement caricaturaux (et c’est ce qui fait leur charme), Miss Honey est la douceur incarnée, et Matilda incarne la revanche de tous les enfants qui ont un jour eu envie de remettre les adultes à leur place.
Le hic ? L’histoire est un poil trop courte, et la fin semble un peu expédiée. On aurait aimé encore plus de Matilda, plus de chaos orchestré avec finesse, plus de vengeance malicieuse contre les adultes incompétents.
Bref, Matilda, c’est un bijou de rébellion enfantine, un roman qui donne envie de lire, de réfléchir et de croire en la justice… surtout quand elle est servie avec une bonne dose de malice et une pointe de télékinésie. Un classique qui prouve que parfois, la vraie magie, c’est juste d’être plus intelligent que les idiots qui nous entourent.