Alors que l'idée du livre pourrait être chouette (un rappeur meurt, on suit ses pensées, et en plus, c'est écrit par un rappeur, quel heureux hasard) il s'avère qu'on s'ennuie.
Le livre tente la philosophie alors qu'il déborde d'un mysticisme religieux, d'une lecture surplombante du monde, le personnage principal en devient alors antipathique.
Et sa critique sociale est empreint d'une dépression lourde, et surtout assez banal : oui, le monde est matérialiste, et superficiel, certes. Mais quoi? Qu'est ce que ce personnage a à nous dire ?
On sent vraiment l'auteur derrière le narrateur, et une incapacité à faire histoire, a faire récit. C'est dommage, car il y a malgré tout une plume qui, bien que parfois pompeuse, rappelle la beauté des textes d'Abd-Al-Malik.
Alors on ré-ecoute sa musique, et on laisse tomber ce roman.