Misandra.



Avec un tel titre, peut-être aurez-vous pensé au mot misandre (qui est l’équivalant de misogyne, mais à l’encontre des hommes). Peut-être vous êtes-vous dit, alors, que ce mot allait pouvoir résumer le contenu du livre. Peut-être même qu’un avis négatif est alors rapidement apparu dans votre esprit au sujet de son auteur.


Bon… nous y reviendrons mais respirons un grand coup avant.



Tout d’abord, veuillez noter que le livre comporte six histoires et qu’il est plus question de l’humanité, dans son ensemble, menacée ou en péril. Et, bien que j’ai pu relever deux/trois propos qui passeraient facilement pour de la misogynie dans les années 2020 (pour un livre sorti en 1974), ces six histoires ne sont pas des fictions cherchant à blâmer les femmes.

« Misandra » n’est que le titre de la première des six histoires de ce livre, où l’on suit un groupe de femmes en quête d’hommes à tuer, avant de prendre une légère tournure. Cette nouvelle n’est en rien liée aux cinq autres.



*


Je profite de cette transition pour détailler ma critique sur chacune d’elles, expliquant mon propos au passage, à ce lien : https://black-word.over-blog.com/2025/06/claude-veillot-misandra.html


*



Chacune de ces histoires nous parlent de la situation de l’être humain face à l’apocalypse où plongé dans ce qui en a résulté. Des créatures venues d’une autre planète où déjà présente pour une raison que l’on ignore, l’humanité prit dans le désarroi, le désire du protagoniste de veiller sur la femme aimée, égaré mais luttant pour toujours avancer, quitte à faire des sacrifices, …

Nous avons là un livre racontant de la science-fiction plus qu’autre chose.



S’il fallait revenir sur les personnages féminins, elles s’avèrent redoutables et mortelles dans « Misandra » tant qu’elles restent dans leur rang, leur doctrine, Niss semblant devenir plus vulnérable quand elle en sort mais peut-être cela pourrait-il s’expliquer par le brusque bouleversement de son existence (à vous de voir si cela vous convint).



Plus évoquées qu’autre chose dans « Les premiers jours de mai » et « L’Enclave », elles restent les motivations de nos protagonistes. S’ils sont les moteurs de leurs histoires, peut-on considérer qu’elles sont les carburants ?


Enfin, dans « Araignées dans le plafond », nous avons une protagoniste féminine, bien qu’elle soit mise en retrait et protégée par son collègue. Et dans « Encore un peu de caviar », l’histoire se centre sur notre jeune garçon, qui démontre l’importance de sa camarade de classe pour lui tant elle fait partie de ses priorités quand s’annonce le drame.



Après, connaissant encore si peu les livres de Claude Veillot (qui nous a quitté à la Rochelle le 21 avril 2008), je ne saurais m’avancer sur son opinion concernant les femmes, si tant est qu’il est une opinion.


Était-il nécessaire d’aborder ce livre avec ce point de vue appuyé sur les femmes ? Non, mais disons que les années 2020 sont ce qu’elles sont. Il se pourrait même que, hors de cette vision, le livre se démarque moins pour certains.

Pour ma part, je me rappellerais avant tout les histoires qu’il contient et les univers qu’elles m’ont fait imaginer.



Mais, pour conclure, je me contenterais de vous dire que, si vous êtes amateur de SF, lisez « Misandra ». Passées les années 2020, son contenu ne vous surprendra peut-être pas fondamentalement, mais est-ce important en comparaison du voyage ?


Nero-Black-Word
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.

Créée

le 31 mai 2026

Critique lue 16 fois

Misandra

Misandra

7

Unopiu

le 19 juil. 2012

Suivre

Critique de Misandra par Unopiu

Lu il y a 16 ans, je m'en souviens encore... Gage de qualité!

Misandra

Misandra

7

Mighty-Forest

le 8 mars 2011

Suivre

Critique de Misandra par Mighty-Forest

Un recueil de six nouvelles par Claude Veillot, auteur vendéen disparu en 2008, également connu pour avoir signé les scénarios de quelques films (entre autres, Le Vieux Fusil). Du monde post-apo...

Sans peur et sans reproche

Sans peur et sans reproche

10

Nero-Black-Word

le 13 févr. 2026

Suivre

Gérard Jugnot - Sans peur et sans reproche

Un humour noir et sans retenue pour une histoire d'amour et d'héroïsme.L'histoire d'un chevalier rêvant de gloires, de noblesses et de plaisirs, tout en vivant de pillages, de mensonges et d'abus, se...

Le Cinquième Élément

Le Cinquième Élément

10

Nero-Black-Word

le 24 nov. 2025

Suivre

Luc Besson - Le Cinquième Élément

Un space-opéra français.Un univers futuriste très travaillé, jusque dans ces détails, avec une multitude de bons personnages, dont chaque acteur est crédible dans son rôle. Même si le personnage de...

Dark Angel

Dark Angel

7

Nero-Black-Word

le 13 juin 2026

Suivre

Craig R. Baxley - Dark Angel

De l'action et une touche d'originalité.C'est un film d'action classique des années 80-90, avec tout ce que l'on peut en attendre. Flic intègre, coéquipier conflictuel mais complémentaire, un amour à...