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Ceci n'est pas une critique, mais plutôt un billet d'humeur.
Ce livre détient le merveilleux record qui suit : il a réussi à me convaincre, à sa lecture au lycée et durant les sept années qui suivirent, que les bouquins, ce n'était vraiment pas fait pour moi. Il m'a donc bien trompé, le bougre.
S'en suit un dommage moral et culturel irrattrapable : je le savais, maintenant. La lecture n'était pas ma tasse de thé. Les livres sont toujours trop longs, trop lents, chiants à pleurer.
Car ce qui n'était pas moderato, c'était mon ennui profond à la lecture de ce livre dont il me reste peu de souvenirs sinon la torture que représentât ces heures à en tourner les pages.
Aujourd'hui, ayant recouvert un goût certain pour la lecture, ce livre représente toujours une époque sombre, une sorte de moyen-âge intellectuel (vive les années lycée); et une plaie toujours ouverte, dans mon petit cœur de lectrice fragile.
Il demeurera, à jamais, ma kryptonite littéraire.
Va de retro, Moderato Cantabile !
Edit (février 2022) : Comme si mon traumatisme originel ne suffisait pas, j'ai lu l'horripilant et insipide article de la Duras sur l'affaire Grégory. Journalistes et autres intellectuels s'en sont donnés à cœur joie, faisant passer les vosgiens pour des humains de seconde zone, paysans et ouvriers sans cervelle, des crétins. Son article, "Sublime, forcément sublime Christine V.", est tout simplement une honte. Son talent ne saurait compenser l'affront, bien au contraire.
Créée
le 1 avr. 2019
Critique lue 397 fois
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