La non-vie dans un meuporg
Je me suis rarement autant marré en lisant un livre qu'en lisant Mogworld. Il
faut dire que le rythme est très rapide, l'humour ressemble à du Terry
Pratchett sous stéroïdes et les références de gamer à World of Warcraft
rajoutent un petit coté très original.
On suit les aventures de Jim, un pauvre étudiant en magie qui meurt dans les
premières pages du livre alors qu'un groupe d'aventuriers vient massacrer son
école. 50 ans plus tard, il est rescuscité, lui et toute la crypte par un
nécromant du coin pour bosser dans son donjon pour tuer les aventuriers qui
souhaitent lui piquer ses trésors.
Sauf que Jim, lui, son but dans la vie, enfin dans la mort, enfin dans son
existence du moment, c'est de mourir. Complétement. Réellement. Pour de bon. Il
cherche donc un moyen de mettre fin à son existence de mort-vivant et tombe
ainsi nez-à-nez avec des "Deleters", incarnation des Game Master qui ont le
pouvoir de modifier et détruire le monde.
On comprends rapidement que notre ami Jim est un NPC dans un jeu vidéo, mais
doté de sa propre conscience. Accompagné de quelques autres personnages aussi
invraisemblables, il va essayer de comprendre un peu mieux comment son monde
tourne.
Pour ça, il va être confronté à tout ce qui fait un jeu vidéo : des
murs invisibles qui l'empechent de passer, des trous dans les textures, des
discutions à base de "gg", "lfg" et "kk", des ragdolls, des npcs qui donnent
des quetes et des aventuriers prêts à tout pour finir une quete, etc, etc.
Le livre en lui même est déjà drole sans les réferences video-ludiques, mais si
vous avez un petit bagage de joueur ça devient encore plus fun. Pour peu que
vous ayiez joué à WoW là ça devient carrément jouissif.