Lire ce livre m’a rappelé mes qques mois en Esat en tant que saisonnier.
Les internes plus ou moins indépendants aux pathologies partageant les mêmes racines mais d’inimitables branches.
Lorsque Rosales décrit ces profils, on se les imagine et on est dégoûté, pourtant, rien n’est aussi banal que des corps abîmés, souillés, non fonctionnels et chapeautés de personnalités délirantes. On s’imagine alors à sa place, nos réactions et notre décadence lente dans ce centre pour marginaux. Le surveillant Arsenio n’est pas plus indépendant que ceux qu’il maltraite.
La violence est facile et sans répercussions, les fous se laissent faire sans protester: plus rien ne retient personne.
L’espoir intervient à un moment du livre, à travers une histoire d’amour mais on redoute au fur et à mesure de l’histoire sa déroute prévisible.
Rosales serait capable de se barrer mais préfère croupir dans le boarding home car plus rien n’a de sens pour lui qui a tout connu, qui fut bourreau, victime, artiste, intellectuel..