Teddy Schaffran est un criminologue expérimenté, en pleine traque d’un tueur au chalumeau. Mais sa vie bascule lorsqu’il apprend que sa fille, qu’il n’a pas vue depuis des années, vient d’être assassinée à Norferville, une ville minière glacée du Canada.
Dévasté, il part sur place et s’associe à Léonie, enquêtrice montréalaise. Ensemble, ils vont suivre les traces d’un tueur insaisissable, dans un décor aussi rude que les secrets qu’il recèle.
Une ambiance immersive et pesante. Franck Thilliez excelle dans l’art de poser une ambiance. Ici, “Norferville” est un personnage à part entière : une ville glaciale, reculée, où chaque pas dans la neige semble résonner dans le vide. Ce froid, on le ressent physiquement à la lecture, tant les descriptions sont efficaces.
Le rythme du roman est maîtrisé. Les rebondissements sont nombreux, l’intrigue ne faiblit jamais, et le duo Schaffran/Léonie fonctionne à merveille. Le suspense est constant, mais ne sacrifie jamais la profondeur des personnages. Comme à son habitude, Franck Thilliez nous livre des personnages complexes et très réussis. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Léonie qui m’a touché par son histoire..
C’est un récit engagé et nécessaire. Ce qui rend “Norferville” particulièrement marquant, c’est la façon dont il traite d’un sujet peu abordé : le sort des femmes autochtones disparues au Canada, souvent ignorées par les autorités.
L’auteur ne se contente pas de raconter une enquête : il alerte, dénonce, et met en lumière une réalité glaçante, trop souvent passée sous silence. La critique sociale est subtile, mais percutante.
Pour lire l'intégralité de mon avis, je vous invite à vous rendre sur le blog -->https://www.fwiw.fr/livres-comics-mangas/norferville-de-franck-thilliez/