J'avais beaucoup d'espoir pour une dystopie croisée avec le thème de la résistance artistique. Mais j'ai eu énormément de mal à traverser ce roman pourtant pas si épais. Tout y est très superficiel, car au lieu de nous faire vivre les choses, l'autrice explique en permanence ce qu'on est censé ressentir. Et que de remplissage ! L'histoire aurait pu être une nouvelle. Le roman distille avec mille longueurs ce qui n'est pas vraiment une intrigue, simplement en dévoilant les éléments de l'histoire très lentement. Par ailleurs, le point de vue choisi me semble une erreur. On n'est pas vraiment dans la tête d'un enfant, et les discours qui lui sont adressés ne transmettent pas non plus une émotion parent-enfant. Tout cela ne crée donc aucune émotion pour les personnages, qui semblent des fonctions, pas des êtres. Je me suis sentie au final assez peu intéressée par eux. La fin est assez abrupte et décevante, après toute cette mise en place, pour pas grand-chose finalement.