Il se lit très vite : le rythme est soutenu, sous la forme de confessions de l'héroïne. Certains chapitres font une seule page, d'autres sont très développés.
L'autrice a fait le choix de s'en tenir réellement au prisme de la narratrice : elle va à l'essentiel, puise dans ses souvenirs parfois incomplets, pour nous raconter qui sont les Menteurs.
Le livre est finalement très court, et laisse l'impression d'une immersion éphémère dans l'univers des Menteurs, cette île privée où une famille se retrouve chaque été. Les premiers chapitres sont très accrocheurs, mais le milieu du récit donne l'impression de faire du sur place, avant le dénouement que j'ai trouvé fort, mais qui ne m'a pas secoué autant que je l'aurais imaginé.
Néanmoins, avec le recul, on apprécie la construction de cette histoire, la manière de nous l'avoir racontée. Et l'autrice parvient à rendre bien vivants ces quatre ados, ces Menteurs.