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La malbouffe
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le 19 avr. 2018
Après deux tentatives plutôt décevantes avec Une putain d'histoire et N'éteints pas la lumière, une certaine euphorie m'avait envahi en commençant la lecture de Nuit. Je retrouvais Servaz et son ennemi juré Hirtmann. La mise en bouche sur la plateforme pétrolière me laissait penser que je plongeais dans un grand cru... Quoique imaginer, ensuite, Hirtmann comme employé dans ce genre de travail, cela m'a fait sourire. Et le meurtre qui y était rattaché, m'a laissé dubitatif.
Puis, patatras...
Après l'épisode du coma, le récit a commencé à accumuler des poncifs, des invraisemblances, des incohérences, jusqu'à cette conclusion stupéfiante, quoique peut-être un peu prévisible, mais aberrante et pas du tout logique au regard du début du livre. Je suis resté sur ma faim, tentant de comprendre l'objectif suivi, hormis la volonté de prolonger l'opposition entre le flic de service, Servaz, et le tordu improbable, Hirtmann.
Entre d'un côté, le héros indiscipliné parfois pénible dans ses comportements, qui semble porter les malheurs du monde au travers de ses emmerdes personnels, et le psychopathe pervers soi-disant manipulateur et supérieurement intelligent, il existe un fossé tel que les scènes censées nous donner la trouille (course-poursuite, crime violent, tentative de viol dans la neige...) tombent à plat comme un soufflé raté.
Certaines scènes sont presque absurdes (Hirtmann dans l'escalier qui conduit chez Margot...) tant elles semblent décalées et si peu crédibles. Je veux bien que l'écriture permette ce genre de situation, mais lorsqu'on veut s'inscrire dans une forme de réalisme, ces écarts n'aident pas à la lecture.
Au passage, je n'ai toujours pas compris le rôle de Jensen, excepté le coma de Servaz, et ce qu'il devait apporter à l'histoire en-dehors des quelques frissons insufflés lorsqu'il est mis en cause.
Au final, parce que je me suis forcé à lire cette histoire dans son intégralité, certes parfois en diagonale, et malgré une très forte envie d'arrêter, je ressors une nouvelle fois déçu malgré des critiques plutôt dithyrambiques observées ici et là. Sauf sur Sens critique où quelque part, j'ai eu la sensation de me trouver dans mon élément.
Ecrire un livre est un vrai travail pas évident, j'en sais quelque chose, et je n'aime pas me faire piéger par des auteurs que l'on dit reconnus. Malgré mes efforts, je n'irai pas au-delà. Concernant Bernard Minier, pour ma part, la page est tournée comme Coben, Indridason et quelques autres.
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Créée
le 29 oct. 2018
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