Il s'agit du premier space opera norvégien que je lis, et probablement le dernier de mon vivant. L'histoire se veut une allégorie de l'acculturation des Saamis par les Norvégiens, une thématique intrigante sur le papier.
L'univers est indéniablement original : l'étoile locale émet un bruit constant, rendant toute conversation vocale impossible. Les habitants doivent alors communiquer via un écran et un clavier intégrés à leurs scaphandres. Une contrainte singulière qui renforce l'étrangeté de ce monde. Ajoutez à cela la présence de mystérieux monolithes, et l'on touche du doigt un potentiel immense.
Malheureusement, l'intrigue s'enlise dans son allégorie et finit par manquer de souffle. Les longueurs s'accumulent, et l'univers pourtant prometteur reste en grande partie inexploité. Au final, il en ressort un goût d'inachevé, presque frustrant, tant l'idée de départ était séduisante.