C'est une période historique qui m'était inconnue et à laquelle je n'avais jamais réfléchi ; pourtant, il a dû s'en passer des choses à ce moment-là ! Je pense à cette grande révolution chrétienne : ce qui n'était qu'une secte finit par devenir religion d'État. Et de quel État ? le plus puissant d'Europe : Rome.
Il est troublant de voir comment des persécutés peuvent devenir persécuteurs. Dès que le christianisme s'impose, les autres cultes sont bannis. Ce mécanisme me fait inévitablement penser à l'actualité tragique, où l'histoire semble bégayer entre le traumatisme de la Shoah et la situation actuelle à Gaza...
Le livre nous plonge aussi en Grèce, auprès de la Pythie d'Apollon. Si je connaissais les mythes, j'ignorais tout de la pratique concrète des religions païennes (grecques, romaines ou celtes) et des oracles.
Bref, même si la lecture n'était pas passionnante en soi, elle fut instructive sur ce grand basculement historique où les gens, perdus, ne savaient plus qui prier ni si leurs rites devenaient interdits.
Bien qu'il n'en parle pas dans le livre j'ai repensé à ce détours qu'à pris l'Eglise chrétienne pour parvenir à ses fins via le syncrétisme : les chrétiens, incapables de supprimer totalement les vieilles traditions païennes, ont dû les transformer en fêtes religieuses. C'est grâce à cela qu'elles n'ont jamais vraiment disparu.