C'est difficile de noter un livre pareil. Je ne savais pas en le commençant qu'il s'agissait d'une "histoire vraie". Et elle l'est dans ce que cela signifie de plus impudique.
Que l'auteur ait eu envie de fixer ses souvenirs de cette "expérience", on peut le comprendre au vu du trauma qu'elle représente. Qu'un éditeur ait voulu l'éditer me semble plus curieux, mais après tout pourquoi pas. Le mec est brillant (si j'en crois Google), et on a finalement assez peu de "témoignages" de ces personnes qui ont connu l'entre-deux du coma, plus vraiment en vie, pas tout à fait mort.
Cependant, la vie rêvée de Boris lui est tellement personnelle qu'on peine à y trouver une universalité. Au mieux elle nous présente les problématiques psy de l'auteur (sexe, religion, zonards...). Mais on se posera fatalement des questions sur l'état de "légume", surtout si comme moi on refuse l'acharnement thérapeutique.
Alors vaut-il mieux se battre contre la mort pour renaître autrement? Ou doit-on lâcher prise pour mourir en paix?
Finalement, ce livre prouve bien que la mort est un chemin personnel et intime, et que Boris a suivi la voie qui lui a semblé être la meilleure. Devait-il nous en faire part?