Papa fume la pipe
Auteur :
Jean-Jacques SalgonGenre : RomanDate de publication (pays d'origine) : Parution France : mai 2008Éditeur :
EscampetteISBN : 9782356080004Résumé · Jean-Jacques Saigon est né en Ardèche où il a fréquenté la petite école de son père, instituteur laïque, républicain et pédagogue adepte des méthodes Freinet. Ce rude pays et ce père au caractère trempé auront sur lui et sur ses livres une influence profonde.Papa fume la pipe est un hommage à ce père mort à 96 ans. Le premier tableau du livre nous le montre, couché dans son cercueil, revêtu d'habits qui le font ressembler à un Communard fusillé par des Versaillais. Puis, de tableau en tableau, on remonte le temps dans un récit empreint de nostalgie et d'humour. On aperçoit Gérard Philipe à Avignon, Geneviève Page au volant de sa BMW décapotable bleue et quelques autres, on part en vacances en Italie en caravane, on roule en 2 CV glorieuse, et à force de remonter le temps on se retrouve en culottes courtes, dans la classe de l'instituteur, où le futur auteur s'exerce à écrire au tableau : «Papa fume la pipe, maman fait du café». Jean-Jacques Saigon a publié en 1993, chez Verdier 07 et autres récits, puis à L'Escampette en 2000, Tu ne connaîtras jamais les Mayas ; en 2005, Les sources du Nil (chroniques rochelaises, prix du livre Poitou-Charentes).Extrait du livre :Ce matin, nous avons enterré mon père dans la tombe familiale du petit cimetière des Vans. On venait juste de fêter ses 96 ans. La levée du corps s'est faite à la chambre funéraire de la société des Pompes Funèbres. C'est un local moderne, aménagé pour recevoir des visites, avec un salon de repos et un distributeur de boissons. C'est moi qui ai choisi le cercueil, un modèle en chêne plaqué, sans ornement, mais pas le moins cher tout de même. Mon père a été «préparé», c'est-à-dire qu'on a dû l'embaumer et sans doute aussi le maquiller légèrement. «Il pourra tenir plusieurs jours malgré la chaleur» m'a dit l'employé. Avec son foulard rouge, sa polaire rouge, bien raide dans son cercueil, mon père ressemblait à un acteur grimé pour quelque évocation historique de la Commune ou du Front Populaire. Ce n'était



