Sur une île au large de l’Italie, dans un village perdu, Pezzetino se fond dans le décor. Pas de vagues, pas de réclusion non plus. Il est là, présent, auréolé d’un certain mystère, que les villageois interprètent leur façon. Il sera ainsi le professeur, après avoir aidé un gamin pour ses devoirs d’écolier. Et pourtant, le lecteur sait que derrière ce silence, se cache tout un passé dont il a fait table rase. On n’en connaîtra pas les détails, on aura compris, un trop plein, une impasse …
Les liens se créent bientôt, Lucio, Manuela, la Zia qui redessinent les contours d’une histoire réinventée.
Ce qui frappe dès les premières lignes, c’est la richesse de l’écriture, ciselée, profonde, sensuelle qui crée une ambiance très particulière et sait reproduire à merveille le ressenti des personnages.Derrière le décor, la question de l’identité, de la quête d’un ailleurs qui efface les antécédents , de la possibilité d’un nouveau départ .
Très beau premier roman.