Cet opus est le quatorzième de la série Helen Grace, née de l’imagination prolifique de Mathew Arlidge, mais heureusement il n’est pas nécessaire d’avoir lu les treize précédents pour comprendre l’enjeu de ce polar. Sans doute est-ce un plus d’avoir suivi l’évolution de la carrière mouvementée d’Helen mais ce n’est pas une obligation.


Statut un peu particulier pour l’héroïne de Pas de fumée sans feu, puisque qu’elle a démissionné de son poste, et est clairement en froid avec l’équipe qu’elle a quittée !

Pourtant elle va se jeter corps et âme dans la résolution d’un problème de taille : un trafic d’êtres humains, avec à sa tête des méchants très méchants, qui profitent du désespoir de migrants en quête d’un meilleur avenir pour les transformer en esclaves, à peine nourris, battus voire tués à la moindre incartade.  

Le sujet est humanisé en proposant à Salima puis à Viyan un rôle de personnage important dans l’intrigue. On apprend peu à peu le parcours de cette femme kurde dont la famille est restée en Turquie dans un camp de réfugiés, après le séisme de 2023, au cours duquel ils ont tout perdu .


« Nous avions beaucoup de problème au sein de notre communauté avant le séisme de 2023, mais maintenant … »


Une intrigue secondaire prend une certaine place : Emilia Garanita la journaliste souvent vilipendée par  l’ancienne équipe d’Helen, est sur la piste d’un butin caché par son père ! Là encore l’action ne manque pas.




L’histoire est menée tambour battant, on a peu de répit entre les multiples courses-poursuites ou pièges tendus aux différents protagonistes. Autant dire que le roman se lit en apnée et qu’il est difficile de renoncer à un chapitre de plus en cours de lecture. 


En arrière plan de ce thriller que l’on peut qualifier d’haletant, la vaste thématique de la marchandisation d’êtres humains, qui est loin d’être une nouveauté puisque de tous temps  l’avidité de gains a créé  conditions de mise en place de ce marché odieux. 


Mais un nouveau cas de conscience est aussi évoqué pour Helen, , dont les questions vis à vis de la  maternité sont posées, en particulier la mise en balance des contraintes d’être mère quand on mène une vie aussi mouvementée que la sienne, et les doutes quand à ses capacités d’être mère 


« Si elle avait ce bébé, et éprouverai-elle un tel amour ? » 


Réussite complète donc, pour ce thriller addictif 



Kittiwake_
9
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le 27 févr. 2026

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