A part Pasteur, y'a aussi Yersin.
Je suis trèèès mitigée, et si je ne voulais être gentille (sisi, j'ai creusé au fond pour trouver le puits de gentillesse), je ferais comme Topocl et Mimi, et j'assassinerais convenablement ce livre.
Mais.
Ce que j'en retire, c'est qu'il m'a permis de "connaître" ce Yersin. Sur les bancs de Pasteur, nom passé à la trappe (parce qu'il aurait été trop peu sociable, politisé, ou/et mondain. Ce qui est plus que suggéré).
Alors, côté histoire, jsuis contente. Je me sens moins bête.
Côté style...
En effet, c'est sec, j'avais l'impression de lire un rapport de documentaire froid et distancé. Il s'intéresse aux faits, balancent des successions d'évènements et lorsque Deville se risque à vouloir donner de l'épaisseur psychologique à ses personnages, c'est pour les affubler de traits grossiers, épais, et caricaturaux.
Ce n'est pas un roman où les émotions te prennent au corps, où les personnages sont palpables, où le style te prend aux tripes.
C'est une histoire.
Sans dire que l'écriture m'a franchement ennuyée, ni agacée (est-ce réellement ultra pompeux ? Ou est-ce pour coller à la vie de ces scientifiques d'un autre temps, et de leur ego assez gonflé ?), mais elle n'a rien fait pétiller. (On pourrait dire qu'elle a le mérite de laisser libre cours aux imaginations d'y planter leur épaisseur ?).
le livre se lit, cela dit, parce qu'on veut savoir jusqu'au bout qu'elle a été la vie de ce Yersin.