Un bébé qui pleure et aucune notice dans la boîte, des nuits trop courtes, un appartement trop petit, un frigo vide et deux jeunes parents, Mathilde et Martin, qui découvrent qu’on peut aimer très fort et être un peu dépassé par tout ça. La vie, parfois, ne fait pas de cadeau.
Et puis il y a Annie, la voisine. Celle qui passe la porte à petits pas, qui apporte avec elle un peu de lumière dans l'appartement, un peu d'air, une présence, un petit geste, sans jugement.
Dans ce texte, Marion Richez raconte les gens qui vivent simplement, les appartements où l’on compte les fins de mois, les jeunes parents qui font comme ils peuvent, les solitudes que l’on devine derrière les portes.
Et dans cet anonyma des villes, elle raconte la solidarité. Celle qui ne fait pas de bruit. Celle qui commence parfois par un café. Un roman tout en délicatesse, qui avance doucement mais qui serre le cœur sans prévenir. Une histoire d'humains qui se rencontrent et qui, parfois, se sauvent un peu les uns les autres. Et finalement, peut-être que c’est ça, faire un petit pas. Accepter qu’on n’a pas toujours besoin d’être fort tout seul.
J’y ai retrouvé quelque chose du film L'attachement avec cette famille qui parfois se fabrique bien au-delà des liens du sang.