- Nouvelle 1 : dans L0v3.craft, Coudrière fait un peu le minimum syndical, non ? était-ce bien la peine ?
- Nouvelle 2 : Nikolavitch écrit en style direct et simple, sans affèterie, ce qui donne à son Doom-Niggurath un air de réel bienvenu. Assez vite on se dit qu'il applique simplement la stratégie Ender, mais non. Malheureusement la fin est si banale qu'on n'a même pas envie de la divulguer.
- Nouvelle 3 : Là, on est dans le pastiche. Dans Phosphène, Baychelier fait l'effort d'écrire des choses intéressantes, plutôt bien, mais les ruine un peu avec des effets de comique involontaire ( ? ), comme "J. sentait la sueur s'écouler, parcourir son cuir chevelu et descendre le long de ses tempes. Le col de son t.shirt était détrempé par des gouttes anormalement froides. Le signe d'une peur intense." > merci Guillaume, on n'avait pas deviné ! ? ( sans blague, il faudrait arrêter de nous prendre pour les niais qu'on est, on y gagnerait peut-être quelques points de QI ).
Mais heureusement, on a aussi droit à des "le papier vieilli par le temps craquait doucement à la manière de petits os fragiles" ( ça compense ).
Insidieusement, en moi ce Phosphène fait ressurgir un souvenir enfoui, plus inquiétant : dans un grenier, vieux exemplaires jaunis d'Harry Dickson ( de Kurt Matull et Theo von Blankensee déformés par Jean Ray ), le détective enquêtait sur les morts soudaines d'adeptes d'un club de machines à sou...
- Nouvelle 4 : AAAAAh enfin ! Elanni écrit VRAIMENT bien, ça fait plaisir ! Attention, cette vallée va se moquer délicieusement de vous... en sifflotant.
Agaçant, non ?
- Nouvelle 5 : D'emblée Ad Astra vous bourre le pif sans prévenir comme si on était tombé par mégarde en plein streetfight. Punaise, ça claque sec et chaque coup de pied porte ! 1AM a eu la bonne idée de débiter sa nouvelle en tronçons bien chapitrés, rythme net qui manque un peu aux précédentes.
De la belle ouvrage, dirait Querelle.
- Nouvelle 6 : "Il y a des monstres dans mon ordinateur" a dit Anna d'une voix sans timbre avant de se jeter du toit de la résidence universitaire".
Allons bon, ça commence bien ! ça continue pareil, et on se prend à regretter que Goze, format nouvelle oblige, mène son enquête au pas de charge, tout à la première personne, concis et sec. On se serait volontiers attardé à prendre le thé...