Retrouvez mes nouvelles chroniques sur mon blog Brèves de lecture
A travers huit nouvelles parues à L’Olivier en 2009, Sébastien Amiel évoquent des personnes normales, jeune ou adulte. C’est le mari infidèle, l’homme humilié, le jeune qui est attiré par sa riche amie sans aucun espoir de retour, un homme à la fin d’une relation amoureuse, un autre qui n’arrive pas à s’intégrer à une fête…
Ce sont des évènements ordinaires : un chien écrasé sur la route ou encore agonisant, une scène dans une piscine privée, des colocataires qui accueillent des amis pour une fête, une dispute entre deux conducteurs sur un parking de supermarché.
Pourtant, au milieu de ces quotidiens, une originalité apparaît. Est-ce le style de Sébastien Amiel qui semble trouver le mot juste pour exprimer l’incertitude, le doute, le changement ? Est-ce la force de l’écriture qui arrive à rendre compte de l’impuissance, de l’inertie et de la solitude ? Est-ce ces personnages qui, grâce à un déclic, décident soudain de se prendre en main, pour le meilleur et pour le pire ?
Sûrement tout ça. Car au sortir de la lecture de ce recueil, on ressent un sentiment de malaise, on ne peut s’empêcher de comparer ces personnages tellement normaux à nous-même jusqu’à nous demander où est notre place par rapport à ces personnages dont on n’aperçoit juste un tournant dans leur vie, un choix qu’ils font, un retour à eux-même et leur caractère humain : le début d’une remise en question ?
Un premier recueil prometteur.