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le 12 oct. 2014
SuivreUn été adolescent.
Un été, une ville paumée des Etats-Unis où les rues principales ont les noms de grandes villes, renforçant le côté "trou du cul du monde" qui rêve d'ailleurs. Fin du lycée. Diplôme en poche. Trois...
Si tu pensais que le passage à l’âge adulte se résumait à quelques crises existentielles et une première cuite mal gérée, Price de Steve Tesich est là pour te rappeler que grandir, c’est aussi faire face à des désillusions XXL… et que ça fait parfois plus mal qu’un coup de pied dans l’ego.
On suit Daniel Price, ado intelligent mais paumé, qui navigue entre ses rêves, ses frustrations et une réalité qui refuse obstinément d’être aussi belle que prévu. Son père est un homme brisé, sa mère une énigme, et lui, coincé dans cette transition bâtarde entre jeunesse et âge adulte, doit apprendre à se débrouiller avec les émotions qui lui explosent à la figure.
Steve Tesich maîtrise l’art de raconter l’adolescence dans tout ce qu’elle a de plus brut, de plus cruel et de plus intense. Chaque dialogue sonne juste, chaque doute est palpable, et on s’attache à Daniel même quand on voudrait lui dire d’arrêter de trop réfléchir. C’est un roman sur les attentes et les déceptions, sur le poids du passé et l’incertitude du futur, écrit avec une finesse et une lucidité qui frappent fort.
Mais voilà… ce n’est pas une lecture légère. L’ambiance est sombre, introspective, parfois plombante, et si tu cherches une histoire feel-good sur l’entrée dans l’âge adulte, mieux vaut passer ton chemin. Il faut accepter de plonger dans les errances d’un personnage en quête de sens, avec tout ce que ça implique de doutes et de douleurs.
Bref, Price, c’est un roman puissant sur la fin de l’innocence, un récit d’apprentissage qui évite les clichés pour livrer une vision sincère et parfois brutale de la jeunesse. Un livre qui remue, qui marque, et qui laisse ce goût amer du temps qui passe et des illusions perdues.
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Créée
le 14 févr. 2025
Critique lue 8 fois
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le 12 oct. 2014
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