À la Scholomance, El, Orion et leurs camarades sont enfin en terminale, année sur laquelle plane le spectre de la remise des diplômes, rite de passage mortel… au sens propre. El est déterminée : ses amis et elle survivront. Pourtant, ce but paraît de plus en plus difficile à atteindre à mesure que la violence de l’école s’intensifie. Jusqu’à ce qu’El se rende compte que, parfois, pour gagner la partie, il faut changer les règles du jeu.
On retrouve nos héros pour un deuxième tome très similaire au premier, dans ses qualités et ses défauts. Le relation entre El et Orion prend plus de place ici, ainsi que les rumeurs d’événements dramatiques dans le monde extérieur. Les grands thèmes de préoccupation majeure des personnages prennent lentement de l’ampleur : comment survivre à la remise des diplômes qui approche, tout en sauvant également les classes des élèves plus jeunes, et comment assurer son avenir au sein d’une enclave une fois sorti de la Scholomance. Sauf El, qui refuse viscéralement d’accepter le principe des enclaves, et qui sait de toute façon qu’elle va devoir se sacrifier pour sauver le plus grand nombre d’enfants possible…
Le récit est toujours ralenti par les nombreux développements explicatifs en tous genres, mais il y a un peu plus d’action, en particulier dans le seconde moitié du livre. Et cette dernière phrase, une fois de plus… Car s’il y a plus d’action, il y a aussi plus d’émotions dans ce deuxième tome. On s’attache aux personnages, à leurs relations, à leurs échanges, et certains moments sont très émouvants. L’humour est toujours aussi bien là, et les dialogues restent savoureux.
Une dimension supplémentaire se dessine dans Promotion funeste : tous les longs passages qui détaillent les ressorts du fonctionnement de cet univers, les motivations des personnages, le principe des enclaves, l’histoire des magiciens et des malés, etc… prennent progressivement tout leur sens, et s’imbriquent lentement pour former une trame narrative de plus en plus complexe et de plus en plus riche. Avec des impacts de plus en plus concrets sur la vie des différents protagonistes. C’est tout à fait remarquable de densité et de détails, et la cohérence de l’ensemble est fascinante, comme on le verra encore beaucoup plus dans le troisième et dernier tome.
Naomi Novik : Promotion funeste – 2021
Originalité : 4/5. Toujours aussi singulier.
Lisibilité : 3/5. La spontanéité des échanges est toujours mise à mal par ces très longues explications.
Diversité : 3/5. Peu de lassitude malgré cette scène étriquée et étouffante.
Modernité : 3/5. Comme dans le premier tome, et comme dans tous les romans de Novik, les héros sont des héroïnes, qui refusent un avenir tracé à l’avance par leur environnement.
Cohérence : 5/5.
Moyenne : 7,2/10.
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