Il y a pas mal de thèmes abordés dans les nouvelles de Protectorats, pas mal de décors et d'époques aussi, et tous ne font pas mouche. A bien y penser, certaines nouvelles abordent des thèmes bien classiques: robots, voitures volantes, astronautes perdus sur des planètes hostiles... tout cela n'a t'il pas déjà été abordé ad nauseam?
Le charme de Ray Nayler est à chercher ailleurs. D'abord dans l'univers qu'il construit, un monde qui n'est pas centré sur l'Occident, où les Etats-Unis ne sont pas plus gagnants que les autres. Il y a aussi un univers profondément humain. Les androïdes ont été inventés puis délaissés, l'humanité n'a visiblement pas résolu ses problèmes de guerre ou de terrorisme, et la vie éternelle n'a visiblement pas entrainé la mémoire éternelle.
A lire si l'idée d'un café avec un des derniers androïdes encore vivant à Istambul vous plait, forcément.